Gouache représentant la Place de la Bastille animée de personnages. Vers 1920.
Signée en bas à gauche E. Galien Laloue.
Avec son certificat d'authenticité par Monsieur Noé Willer.
Sera reproduit au tome 2 du catalogue raisonné de l'oeuvre de Galien Laloue actuellement en préparation par Monsieur Noé Willer.
Galien-Laloue Eugène (1854-1941)
Son père Charles était un décorateur de théâtre. Eugène était l’aîné de huit enfants et s'intéressa très jeune à la peinture. A l'exception du temps qu'il passa sous les drapeaux, il ne se déplaça jamais sans ses pinceaux. Pour lui, vivre c'était peindre, et il peindra toute sa vie jusqu'à la fracture du bras qui survient lors de son évacuation à Bordeaux. Il sera un peintre prolifique, à la fois par goût et aussi pour faire face à ses besoins financiers.
Galien eu la chance de naître à Paris durant la période où la ville changea, fut reconstruite et modernisée. Ses tableaux nous ont laissé une image très fidèle de ces changements et des vues de Paris à différentes époques.
En 1870, à la mort de son père, il doit quitter l'école et commencer à travailler. Sa mère lui trouve un emploi chez un notaire, emploi qu'il déteste. L'année suivante, il s'engage dans l'armée pour prendre part à la guerre contre la Prusse. Démobilisé, il est sûr d'une chose, il veut faire de la peinture.
En 1874, il entre dans une compagnie de chemin de fer qui, étendant son réseau, souhaite qu'un artiste illustre les nouvelles destinations. Cet emploi lui donnera le moyen de voyager en France, et chaque soir, son travail terminé, il peindra pour "son propre compte" des scènes campagnardes et des paysages.
Il met au point à cette époque sa "méthode" : un carnet de croquis, toujours précis, qui lui servira à l'atelier pour peindre.
Son talent sera reconnu par ses contemporains, Galien devient très vite célèbre et ses peintures se vendent bien, non seulement à un public français mais aussi anglais et américain.
Galien-Laloue était obsédé par sa peinture, et, dans sa vie personnelle, ne recherchait qu'une chose, la simplicité. Il survécut à trois femmes, trois sœurs qu'il épousa successivement. Il ne chercha jamais les honneurs et la gloire. Il vendait ses tableaux pour vivre, se faisait toujours payer à l'avance et il était "sous contrat" avec plusieurs marchands pour s'assurer des revenus réguliers. Il vendait tous ses tableaux au même prix, pas très élevé compte tenu de sa célébrité.
Il eut quatre enfants, dont deux moururent en bas âge. Sa fille Flore, née de son second mariage, s'occupait de lui après son dernier veuvage, il alla même vivre chez elle ; Elle organisait sa vie, achetait son matériel… pendant qu'il travaillait sans relâche, ne s'arrêtant que pour manger et dormir .
Il signait ses œuvres de nombreux pseudonymes (pour des raisons contractuelles) "J.Liévin", "E.Galliany", "L.Dupuy", "Gallien", "Galien", "Galien-Laloue"…